4 septembre | |

L’écosocialisme comme projet politique

Par Jonathan Durand Folco

Le projet écosocialiste part de l’idée que la présente crise écologique, sans précédent dans l’histoire de l’humanité, ne pourra être résorbée sans la remise en question du système économique, politique et social qui lui a donné naissance et qui nous y renferme toujours davantage : le capitalisme. Le mot d’ordre « system change, not climate change » résume dans sa plus simple expression l’impératif de notre temps, soit le dépassement du mode de production qui conduit à l’épuisement des « deux sources d’où jaillissent toute richesse : la terre et le travailleur »1.

Mais la théorie critique qui

23 décembre | |

Nouveaux Cahiers du socialisme: Écosocialisme ou barbarie

Ce numéro des Nouveaux Cahiers du socialisme tente de comprendre et d’analyser l’acharnement actuel à compromettre l’avenir de l’humanité par la dégradation l’écosphère. Il postule qu’on ne peut le saisir qu’à partir d’une analyse d’ensemble d’un système pour lequel la nature comme l’humain sont d’abord l’objet d’une exploitation profitable. Le mode de production capitaliste privatise la nature et ses ressources et socialise les coûts écologistes et humains. Son productivisme, qui se traduit dans une hyperconsommation, menace désormais la vie. Car nous subissons une crise écologique sans précédent. Ce contexte rend urgent la nécessité de repenser le monde, de changer de

17 décembre | |

« Écosocialisme » : L’alternative radicale à la catastrophe écologique capitaliste

Michael Löwy a publié il y a peu un petit livre bien informé intitulé « L’Ecosocialisme » (Editions Fayard, Collection Les Petits Libres) dont nous reproduisons ci-dessous l’introduction. Né au Brésil et vivant à Paris depuis 1969, Michael Löwy est actif dans le Réseau Écosocialiste International et directeur de recherche émérite au CNRS. Parmi ses ouvrages : « La Guerre des dieux, religion et politique en Amérique latine » (Éditions du Félin, 2000) et « Walter Benjamin. Avertissement d’incendie » (PUF, 2001). Il a coécrit « Che Guevara, une braise qui brûle encore » avec Olivier Besancenot (Mille et une

17 décembre | |

Isabelle Stengers : « Le capitalisme, synonyme de développement non durable »

Réagir. Le réchauffement climatique menace la planète et les êtres qui la peuplent. Les pauvres en seront les premières victimes. Aller au-devant de cette « barbarie » à venir ne pourra passer que par une remise en cause du capitalisme. Entretien.

Marion Rousset – Pollutions, pesticides, gaz à effet de serre, dérèglement climatique, disparition d’espèces… Prend-on aujourd’hui la mesure de la situation ?

Isabelle Stengers. Si « prendre la mesure » signifie « commencer à se rendre compte », je répondrais oui : il me semble que, en quelques années, il y a une forme de savoir commun, qui ne